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Le XXIV Forum des Ministres de l’Environnement d’Amérique latine et de la Caraïbe s’achève aujourd’hui à Lima, Pérou, au terme de plusieurs jours de discussions de haut niveau. Depuis plus de quarante ans, ce Forum est le principal espace de dialogue politique de la région en matière d’environnement. À l’heure où la planète se prépare à la COP30 au Brésil, le mois prochain, ce rendez-vous a pris une dimension particulière : construire une voix régionale unie face à l’urgence climatique et définir des priorités partagées pour répondre aux défis communs.
La rencontre de Lima a rappelé que l’enjeu n’est plus seulement d’adopter des déclarations, mais bien de transformer les vulnérabilités de la région en leviers de résilience et de prospérité partagée.
Parmi les priorités dégagées par les ministres :
Au-delà des aspects techniques, un constat s’impose : l’Amérique latine et la Caraïbe ne pèseront sur la scène mondiale que si elles parlent d’une seule voix. La région a les ressources naturelles, les savoirs et la créativité nécessaires pour être force de proposition dans la gouvernance climatique internationale.
Pour les petits États et les territoires insulaires, la crise climatique est déjà une réalité quotidienne : montée du niveau de la mer, cyclones plus intenses, sargasses envahissantes, pressions sur l’alimentation et l’énergie. La Caraïbe française vit ces mêmes vulnérabilités, mais reste trop souvent à la marge des grands espaces de concertation régionale.
Or, elle dispose d’atouts majeurs :
Il est temps de dépasser les cloisonnements administratifs et d’inscrire pleinement nos territoires dans la dynamique régionale, non comme des exceptions, mais comme des partenaires à part entière.
En tant que Caribéenne engagée dans la coopération internationale, je suis convaincue que notre avenir dépend de notre capacité à construire des alliances solides et à transformer nos fragilités en résilience collective. La Caraïbe française doit investir davantage ces espaces régionaux. Cela implique une mobilisation active de nos élus, administrations, chercheurs et acteurs de la société civile. C’est à cette condition que nous pourrons faire entendre notre voix, contribuer aux solutions régionales et protéger durablement nos communautés face aux défis climatiques.
(Photo : Les ministres de l’environnement de la région avec la présidente du Pérou. Crédit photo : délégation dominiquaise)
